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The Molotovs : le duo punk londonien qui met le feu à 2026

⚡ En bref : The Molotovs, c’est Mathew (17 ans, guitare/chant) et Issey Cartlidge (19 ans, basse/chant), frère et sœur londoniens signés chez Marshall Records. Leur premier album Wasted on Youth, sorti le 30 janvier 2026, a filé direct à la 3e place des charts UK. Plus de 600 concerts au compteur avant même ce premier disque. Une bombe punk-indie-garage qui rappelle les Sex Pistols, The Jam et Oasis — version 2020s.

Il y a des groupes qu’on attend pendant des années. Et puis il y a The Molotovs : un frère et une sœur de 17 et 19 ans qui ont fait leurs armes dans les rues de Londres pendant la pandémie, cumulé plus de 600 concerts avant leur premier album, et sont devenus en quelques mois la sensation rock la plus discutée outre-Manche. Leur nom sonne comme une promesse : explosif, sans filet, et diablement excitant.

Si vous ne les connaissez pas encore, c’est le moment de rattraper votre retard — et si vous les suivez depuis leurs débuts dans les parcs londoniens, cet article va vous apprendre des choses que vous ne lirez nulle part ailleurs.

Qui sont vraiment The Molotovs ? Ce que la presse ne dit pas

La plupart des articles se contentent de souligner leur jeune âge et leur filiation avec les Sex Pistols. C’est réducteur. Mathew et Issey Cartlidge ne sont pas des produits télévisuels lancés par un label en quête de hype. Leur histoire commence en 2020, en plein confinement, quand tous les concerts sont annulés et que les clubs ferment leurs portes.

Solution ? Jouer dans la rue. Dans les parcs. Devant qui veut bien s’arrêter. Ce détail change tout : en contournant les restrictions d’âge des clubs londoniens, ils ont développé quelque chose de rare — une scène forgée dans la vraie confrontation avec un public non captif. Pas de scène acquise, pas de lumières bienveillantes, pas de fans déjà conquis. Juste deux gamins et leurs instruments face aux passants.

✅ Point important : The Molotovs s’appelaient à l’origine The Mocktales. Ils ont changé de nom un an après leur formation, en référence au cocktail Molotov — symbole de leur “énergie rebelle”, selon Mathew Cartlidge.

Ce background de rue explique une donnée qui stupéfie tous les journalistes qui les rencontrent : à 17 et 19 ans, ils affichaient déjà plus de 600 concerts au compteur quand leur premier album est sorti. La plupart des groupes de rock n’atteignent ce chiffre qu’après une décennie de carrière. Eux l’ont fait en cinq ans, souvent dans des conditions spartiates.

C’est aussi ça qui les distingue de la ribambelle de “hypes” rock que l’Angleterre produit en continu : The Molotovs n’ont pas été construits en studio. Ils ont été construits sur scène, à l’usure, concert après concert.

Le son The Molotovs : punk, mod revival et Britpop passés dans un mixeur moderne

Mathew Cartlidge rejette lui-même l’étiquette “rock” — trop large, dit-il. Et il a raison. Le son du duo est un cocktail précis, pas une bouillie de genres. On y trouve les racines mod des années 60 (The Kinks, The Who), l’urgence punk des Sex Pistols et des Clash, l’accroche mélodique de la Britpop (Oasis période Definitely Maybe, Blur sur The Great Escape), et l’énergie crasseuse du garage rock.

Ce qui est frappant, c’est la maîtrise de la retenue. Mathew l’explique lui-même : “Les Britanniques sont dans une forme de classicisme, de contrôle. La musique américaine est plus théâtrale.” Le duo a intégré cette leçon. Les morceaux de Wasted on Youth sont courts — 11 titres en 32 minutes — et vont droit au but. Aucun solo de guitare interminable. Aucun remplissage. Chaque note est là pour une raison.

🔧 Astuce pour les guitaristes : Le son de Mathew repose sur une Rickenbacker, instrument emblématique du rock britannique (utilisé par Paul McCartney, Pete Townshend ou encore Paul Weller). Si vous cherchez à reproduire ce timbre claquant et cristallin, c’est vers les guitares électriques à corps semi-creux qu’il faut regarder — un réglage micro précis fera toute la différence.

Les influences déclarées par Mathew sont un programme en elles-mêmes : Sex Pistols, The Jam, Green Day, The Kinks, The Specials, Small Faces, Oasis, Pulp, Sports Team, The Libertines. Pas une seule influence américaine contemporaine dans cette liste. Tout est britannique, et tout est ancré dans une tradition de la chanson à la fois accessible et politiquement chargée.

Wasted on Youth : 11 titres, 32 minutes, et une claque mémorable

Wasted on Youth, sorti le 30 janvier 2026 chez Marshall Records, produit par Jason Perry (Don Broco, Trash Boat) et mixé par Blair Crichton (Dead Pony), a débarqué directement à la 3e place des charts album UK. Ce n’est pas un hasard. C’est le résultat d’années de préparation live, et ça s’entend.

# Titre Couleur
1 Get A Life Punk fulgurant, ouverture en coup de poing
2 Daydreaming Chute Oasis période Standing on the Shoulder of Giants
3 More More More Premier single, mod swagger, accent ouvrier assumé
4 Come On Now Énergique, riff vaguement metal
5 Nothing Keeps Her Away Ballade acoustique, guitares folks, moment pop classique
6 Wasted On Youth Titre éponyme, ambition formelle, doute et liberté
7 Geraldine Moment d’accalmie, touche romantique
8 Newsflash Contre l’apathie de la jeunesse, nerveux
9 Rhythm Of Yourself Groove tendu, futur classique live, anti-conformisme
10 Popstar Mordant, critique de l’industrie, duo vocal frère/sœur
11 Today’s Gonna Be Our Day Clôture optimiste, hymne générationnel

La force de cet album réside dans sa cohérence. On n’a pas affaire à un patchwork de singles entourés de remplissage. Chaque titre a sa place, son rôle dans la narration. L’ouverture avec Get A Life enfonce la porte d’entrée, les titres centraux explorent la nuance, et Today’s Gonna Be Our Day referme le tout avec une lumière rare pour un disque punk.

✅ Point important : Wasted on Youth a atteint la 3e place des charts UK Albums dès sa sortie le 30 janvier 2026 — une performance rare pour un premier album d’un groupe sans antécédents sur les grandes scènes.

Ce que vous ne lirez pas ailleurs sur The Molotovs

On vous parle souvent de leur jeunesse comme d’un argument marketing. La réalité est plus intéressante — et plus subversive — que ça.

Ils ont quitté l’école avant les examens. Mathew et Issey ont décroché du système scolaire classique très tôt, bien avant que la musique soit une certitude économique. Ce n’est pas un détail anecdotique : c’est une décision qui dit tout de leur engagement. Quand Mathew dit “On voulait faire de la musique et l’école ne nous aidait pas dans ce sens”, ce n’est pas de l’arrogance. C’est une lucidité précoce sur ce qu’ils voulaient construire.

L’alchimie frère-sœur est une arme, pas un gadget. Dans l’interview accordée à Leclaireur.fnac.com, le duo livre quelque chose de fascinant : Issey est décrite comme “celle qui éteint les incendies”, Mathew comme “celui qui les allume”. Cette complémentarité n’est pas qu’une image. Elle transparaît musicalement dans des morceaux comme Popstar, où leurs voix s’affrontent et se répondent avec une tension qui ne s’invente pas.

Leur look est une déclaration politique, pas esthétique. Dans un paysage dominé par les fringues larges et l’esthétique grunge américaine, ils ont délibérément choisi le contraire — costards, style mod, reference aux années 60 britanniques. Ce n’est pas de la nostalgie. C’est une prise de position : refuser le diktat de la mode américaine et revendiquer une identité british claire et assumée.

Paul Cook des Sex Pistols a joué avec eux en concert. Pas seulement ouvert pour eux — joué sur scène avec eux. C’est une forme de légitimation que peu de groupes reçoivent à n’importe quel stade de leur carrière, et encore moins à 17 ans. Le fait que la première génération punk britannique leur donne sa bénédiction active dit quelque chose sur la sincérité de leur démarche.

🎯 Angle ignoré par la presse : The Molotovs ont commencé leur carrière live dans les rues londoniennes en partie pour contourner les restrictions d’âge des clubs. Ce qui ressemble à une contrainte est en réalité ce qui a fait leur force : forger une scène sur un public non captif, sans filet de sécurité. Aucun groupe soutenu par un label ne peut reproduire ça à la demande.

Le matériel qui fait sonner The Molotovs : ce qu’il faut savoir

Le son The Molotovs n’est pas qu’une affaire de composition. C’est aussi un choix d’équipement précis, en cohérence avec leur esthétique vintage-moderne.

Mathew joue une Rickenbacker 330 FG — guitare iconique du rock britannique des années 60-70, utilisée par des légendes comme Pete Townshend (The Who) ou Paul Weller (The Jam). Son son cristallin et claquant est indissociable de l’identité sonore du duo. La Rickenbacker explique en grande partie pourquoi The Molotovs sonnent différemment des groupes indie contemporains qui tournent autour des Les Paul et des Stratocasters.

Issey, à la basse, utilise également un instrument à l’esthétique vintage pour maintenir la cohérence du registre fréquentiel grave — dense, présent, sans jamais écraser la guitare.

L’album a été produit aux Marshall Studios — label et studios appartenant au géant des amplis guitare Marshall. Ce choix n’est pas neutre : c’est un gage de son brut, proche du live, sans surproduction numérique. Si vous voulez recréer leur ambiance chez vous, pensez à travailler votre réglage de batterie pour un son live et percutant, et soignez vos connexions audio avec des câbles de qualité professionnelle — la différence s’entend immédiatement.

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The Molotovs en France : quand les voir en concert ?

C’est la mauvaise nouvelle pour les fans français : The Molotovs restent pour l’instant peu programmés en France. Leur unique passage aux Étoiles à Paris avait souffert d’un ingénieur du son en difficulté — un concert qui n’a pas rendu justice à leur énergie live.

Bonne nouvelle : la donne change. Plusieurs dates françaises se dessinent pour 2026, notamment une au Festival Retroctrop au château de Tilloloy (Somme). Par ailleurs, leur tournée américaine en première partie de Yungblud, puis leur tournée UK “Welcome To Urbia” prévue à l’automne 2026, devraient les propulser dans une dimension qui rendra les dates européennes inévitables.

Le passage au Jonathan Ross Show le 21 mars 2026 avec la performance de Today’s Gonna Be Our Day a également amplifié leur visibilité grand public au-delà du cercle rock. C’est souvent ce genre d’exposition TV qui déclenche les programmations festival sur le continent.

🔧 Astuce : Avant de les voir en concert, passez du temps à écouter Wasted on Youth sur vinyle si vous en avez la possibilité. Le format 33 tours restitue la chaleur de leur son live mieux que le streaming. Consultez notre guide sur les albums vinyles du rock britannique pour comprendre pourquoi le format compte autant pour ce type de son.

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FAQ — The Molotovs : les questions que tout le monde se pose

Quel est le vrai nom des membres de The Molotovs ?
Mathew Cartlidge (guitare et chant, 17 ans) et Issey Cartlidge (basse et chant, 19 ans). Ils sont frère et sœur, originaires de Londres.
Quand est sorti leur premier album ?
Wasted on Youth est sorti le 30 janvier 2026 chez Marshall Records, produit par Jason Perry.
Pourquoi s’appellent-ils The Molotovs ?
Le nom fait référence au cocktail Molotov et, selon Mathew, à leur “énergie rebelle”. Ils s’appelaient auparavant The Mocktales.
The Molotovs viennent-ils en France ?
Oui, le Festival Retroctrop au château de Tilloloy (Somme) est confirmé pour juin 2026. D’autres dates européennes devraient suivre après leur tournée américaine avec Yungblud.
Quelles sont les influences musicales de The Molotovs ?
Mathew Cartlidge cite lui-même : Sex Pistols, The Jam, Green Day, The Kinks, The Specials, Small Faces, Oasis, Pulp, Sports Team et The Libertines.
Combien de concerts ont-ils joués avant leur premier album ?
Plus de 600 concerts, dont des premières parties des Sex Pistols, The Libertines, Blondie, Iggy Pop et The Damned.
Quel instrument joue Mathew Cartlidge ?
Une guitare Rickenbacker, instrument iconique du rock britannique. Ce choix explique en grande partie leur timbre sonore si distinctif.

Conclusion : The Molotovs, une anomalie salutaire

Dans un paysage musical qui valorise la formule et la sécurité, The Molotovs sont une anomalie réjouissante. Pas de passage par un télé-crochet, pas de construction en studio avant d’avoir joué live, pas de label géant qui façonne leur image. Deux gamins de Londres avec leurs instruments, 600 concerts dans les rues et les salles, et un premier album qui sonne comme s’ils faisaient ça depuis vingt ans.

Wasted on Youth n’est pas un chef-d’œuvre sans défauts. C’est mieux que ça : c’est un disque qui transpire l’authenticité. Un disque conçu pour être joué debout, fort, et en live. Dans un monde où beaucoup de groupes peinent à exister en dehors du studio, The Molotovs font exactement l’inverse.

  • ✅ 600+ concerts avant 20 ans, forgés dans la rue et les clubs
  • ✅ Un son brit-rock assumé, ancré dans une tradition solide
  • ✅ Un premier album 3e des charts UK avec une cohérence rare
  • ✅ Une alchimie fraternelle irremplaçable sur scène
  • ✅ Des textes qui parlent à une génération sans la flatter

Si vous n’avez pas encore écouté Wasted on Youth, vous savez ce qu’il vous reste à faire. Et si vous voulez vraiment les apprécier à leur juste valeur, équipez-vous pour une écoute digne de ce nom — ou attendez de les voir en concert. Là, vraiment, ils n’ont pas d’égal.

Pour aller plus loin sur les instruments qui font sonner ce style, jetez un œil à notre guide sur choisir sa guitare électrique — le choix du bon instrument est souvent le premier pas vers le son que vous cherchez.

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